Hypnose et addictions à Nantes

Alcool, tabac, cannabis, cocaïne, écrans, chemsex : un accompagnement spécialisé, prudent et sans jugement, nourri par sept ans d'expérience en addictologie.

Une addiction n'est pas seulement une mauvaise habitude. C'est une solution qui a pris trop de place : elle apaise, anesthésie, stimule, occupe, protège, relie ou coupe du monde. Tant qu'on ne comprend pas la fonction qu'elle remplit, le sevrage tient souvent sur la volonté seule, et la volonté s'épuise.

Mon travail consiste à articuler deux niveaux : la sécurité addictologique d'abord, puis le travail hypnotique sur le craving, les automatismes, les émotions sous-jacentes et la prévention de rechute. L'hypnose ne remplace pas un suivi médical quand il est nécessaire. Elle devient puissante quand elle s'intègre dans un cadre clair.

Pour qui est fait cet accompagnement

Quand c'est médical d'abord. Certaines situations nécessitent une évaluation médicale ou addictologique avant le travail hypnotique : sevrage alcoolique avec signes physiques, usage injecté, douleurs thoraciques, idées suicidaires, épisodes paranoïaques, co-consommations importantes, antécédents de delirium tremens ou de crise d'épilepsie, traitement psychiatrique instable. Dans ces cas, l'hypnose intervient en complément ou après sécurisation médicale, jamais à la place.

Cas d'usage addictions

Arrêt du tabacProtocole court, gestion des envies, automatismes, rechute et identité de non-fumeur. AlcoolRéduire, contrôler ou arrêter, avec prudence médicale quand le sevrage le nécessite. CannabisCraving, sommeil, anxiété, motivation, tabac associé et réhabitation du quotidien. CocaïneCycles d'usage, craving intense, honte, prévention de rechute et fonctions sous-jacentes. Écrans et usages numériquesSmartphone, réseaux sociaux, jeux, pornographie, scroll infini et reprise de l'attention. ChemsexUn article dédié au croisement entre sexualité, substances, attachement et réduction des risques.

La méthode

1. Cartographier avant d'intervenir

On commence par situer le niveau de risque, les co-consommations, l'histoire de la consommation, les tentatives précédentes, les déclencheurs, les moments de vulnérabilité et les ressources déjà présentes. On regarde aussi le stade de changement : envie réelle, ambivalence, pression extérieure, fatigue, urgence médicale. Cela évite les protocoles plaqués et les promesses irréalistes.

2. Sécuriser le cadre

Avant de travailler en hypnose, on vérifie ce qui relève d'abord du médical : sevrage alcoolique avec signes physiques, co-consommations importantes, douleurs thoraciques, idées suicidaires, épisodes paranoïaques, traitements psychiatriques instables, usage injecté. Dans ces cas, l'hypnose s'intègre au parcours de soin. Elle ne remplace ni le médecin, ni le CSAPA, ni l'addictologue.

3. Comprendre la fonction

Une addiction peut servir à calmer l'anxiété, dormir, tenir une performance, se sentir vivant, appartenir à un groupe, éviter une émotion, traverser une solitude ou anesthésier une honte. En séance, on cherche moins à combattre le symptôme qu'à comprendre ce qu'il protège. Tant que la fonction reste intacte, le comportement a toutes les raisons de revenir.

4. Désaturer les déclencheurs

Les envies sont souvent liées à des contextes précis : fin de journée, retour à la maison, soirée, stress, solitude, téléphone, odeur, personne, lieu. Le travail hypnotique intervient sur ces associations automatiques. L'objectif est que le déclencheur perde sa force d'appel, avant même que le mental ait besoin de négocier.

5. Installer des ressources et de l'auto-hypnose

Une partie du travail consiste à construire des réponses de remplacement : ancrage de calme, respiration, image ressource, rituel du soir, séquence courte pour traverser le craving. L'auto-hypnose est centrale : elle évite que la personne dépende du cabinet pour réguler son système nerveux. Elle devient un outil concret entre les séances.

6. Travailler les parties et le sous-jacent

Quand le terrain est suffisamment stable, on peut rencontrer la partie qui consomme, fume, boit, scrolle ou cherche la substance. Cette partie a presque toujours une intention protectrice. Le travail inspiré de l'IFS permet de l'entendre, de reconnaître sa fonction, puis de négocier d'autres chemins. C'est souvent là que le changement devient plus profond qu'un simple arrêt comportemental.

7. Prévenir la rechute et consolider l'identité

La rechute n'est pas l'inverse du soin. C'est une donnée clinique. On repère les situations à risque, on prépare des scénarios de sortie, on ajuste ce qui n'a pas tenu et on consolide une identité nouvelle : non pas quelqu'un qui lutte en permanence, mais quelqu'un qui reprend la main. Les séances s'espacent ensuite progressivement.

Mon angle spécifique. J'ai exercé sept ans comme infirmier en addictologie, dont en CSAPA, avant de développer une pratique d'hypnose centrée sur les addictions, le psychotrauma et les états modifiés de conscience. Cela change le cadre : moins de promesse magique, plus de précision clinique.

Articles pour approfondir

Tarif et rythme

Séance individuelle au cabinet ou en visio : 80 € (1 h). Selon le motif, un accompagnement peut aller de 3 séances pour certains arrêts du tabac à 6-10 séances pour des addictions plus installées. Un tarif adapté peut être proposé ponctuellement selon les places disponibles.

Besoin d'en parler sans être jugé ?

On regarde ensemble le produit ou le comportement, sa fonction, le niveau de risque et l'objectif qui a du sens pour vous. Cabinet à Nantes ou visio.

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